Super oldie. C’est comme ça parfois : on laisse de côté un truc impubliable, et puis on l’oublie, et on découvre qu’il est dans le tiroir depuis quelques années. Alors le programme de ce vieux poème périmé c’est : deux références musicales sur les affres de l’amour, flux de pensée et de cris, et volonté de finir un amour par la fuite poétique. Ce poème est l’un des derniers que votre humble servante ait écrit pour une certaine personne.
« Je sais qu’on serait même pas heureux ensemble »
Voici le vers boiteux mon pare-amour pour lui
Le monde le murmure et la chanson le dit
Bienvenue dans l’oubli parmi les voix qui tremblent
Et puis il est parti pourquoi penser toujours
Mais est-ce mal enfin d’aimer ici puis là
Ne suis-je pas comme eux comme elle ou comme toi
Je voudrais te crier Que mes regrets sont lourds
Il faut que cesse un jour ce gourd enfantillage
Et casser ce babil tressé de mes doigts frais
La solitude hélas me confond davantage
Au diable l’inconstant au diable les amants
Laisse-moi tu me tues je n’en peux plus j’aimais
Trop tout en toi mais je dois te fuir maintenant.