J’entame un nouveau cycle, enfin, je ne sais pas si ce sera un cycle, mais varions un peu les sujets : tentons les poèmes politiques. Il se trouve que le politique est cher à l’autrice de ce blog, mais qu’il n’est guère représenté ; au moins, ce sera un sujet un brin plus original que les divers émois d’un je poétique trop sensible. Alors, au programme : des contes anciens et contemporains, une allusion à La Fontaine, et beaucoup d’ironie.
La vie n’est pas toujours tant aisée que l’on croit ;
Pour les petites gens… et pour la fille d’un roi !
Peau d’âne par exemple en pauvre créature
Avait les joues salies d’une vile sciure !
Il est bien difficile en ce monde cruel
D’être née des puissants et d’être un peu trop belle.
Aujourd’hui comme hier, trop de joues sont salies
Par l’âcre jalousie de l’humble au noir esprit.
Fuyons ces fats mesquins et ces vues odieuses
Pour ne voir que le blanc de la peau nettoyée
Et de l’âme élevée. Laissons là la pensée.
Refusons et sagesse et saillie judicieuse.
Préservons la paresse et l’image faussaire.
Gardons les beaux sonnets pour les fades chimères.

