Encore un poème commencé il y a un moment, mais qui demandait du temps pour être amendé et poursuivi. Programme : un ressaisissement sémantique d’un mot bien connu, des rimes sans grande rigueur dans l’alternance (tant pis), deux quatrains cycliques et déliés comme le sujet évoqué et deux tercets en forme de serment solennel.
Je suis celle qui lèche et celle qui aspire
Son frisson dans la combe ombrageuse et touffue
Où la fente écartée par ma langue crochue
Trace son liant sillon pour lequel je soupire
Et le cercle infini que je trace à mon tour
En soignant mes détours comme un rameau grimpant
Rougeâtre et carnivore tendu vers son amour
Fait naître un long soupir réciproque et pressant
Il me faut mériter l’épithète homérique,
Alors je fais poème où ma concupiscence
Végétale et vivante, est exacte allégeance.
Adieu, vieux monde, adieu ; je me voue aux feuillures,
A l’abîme et l’obscur ; et meurent les parjures.
Cunnilingua semper do fidem nunc et hic.
Exquis! J’adore tes poèmes.
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