Réalisme

Le programme du jour, un programme fort littéraire : les égarements du cœur et de l’esprit, et un lys dans une vallée – dont on omet volontairement tout l’humour. Ce poème, où l’on tombe beaucoup, aurait pu aussi s’intituler « Le Renversement », c’était un poil trop pompeux (d’aucun.e.s diront que je le suis assez déjà, pompeuse)…

Longtemps je n’ai pas cru, dans ma raison glacée,

A chaque fade histoire où la foudre fait loi.

Il n’y a que chez Balzac qu’un héros très pressé

Dans des épaules roule, et dans un dos se noie.

Et quand bien même on voit un ravissant minois ;

Qui s’éprend en un coup, par l’amour enivré.e,

D’un sourir, d’un bel œil, d’une suave voix ?

Ce qu’on ne connaît pas, comment peut-on l’aimer ?

Ce sont billevesées ; il faut toiser, parler,

Agripper le cerveau, apprivoiser le corps.

Alors on veut le dos, l’épaule, et l’être entier.

Quand je t’ai vu pourtant, avant de te connaître,

Je t’ai déjà aimé, émue dans tous mes pores :

Un cœur fut renversé, pas juste dans les Lettres.

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