Un deuxième sonnet, pas tout récent mais au contexte flexible et qui fut amusant à écrire. (La rédaction se fit réellement dans les conditions décrites.) Programme : allitération facile, orthographe pédante, et exploitation littéraire d’élèves innocent.e.s.
Quand l’ennui me prend je vois ta pine en songe
Qui me prend doucement par le con en danseuse
Alors ce n’est plus mon mais ton frein que je ronge
En mon intérieur moite, en mes parois mousseuses.
Je t’avale et t’attaque et te tâte et te traque
Dans ma tête trop triste de t’attendre – en vain
Le réel me matraque et me voilà patraque
Je me vois entourée par des chiards mutins
Dont le piètre boucan tyrannise mes rêves
Tintamarre infernal au point que je me lève
Dans l’espoir d’échapper à cet odieux marasme.
Le désir évanoui et l’ennui resurgi,
Je maudis mon métier et ces âpres brebis
Qui dans la librairie accablent mes phantasmes.